Créer une première automatisation avec Make de A à Z

Make débutant

Créer une première automatisation avec Make de A à Z

Un guide simple pour créer un premier scénario Make sans coder : comprendre la logique, préparer un tableau Google Sheets, envoyer un email automatique et tester avant d’activer.

Guide débutant Make sans code Google Sheets + Gmail Lecture : 12 min

Make peut sembler impressionnant quand on l’ouvre pour la première fois. On voit des modules, des connexions, des scénarios, des options. Pourtant, la logique de départ est très simple : un événement déclenche une action.

Dans ce guide, nous allons créer une première automatisation très simple : lorsqu’une nouvelle ligne est ajoutée dans Google Sheets, Make envoie un email automatique. C’est un exemple volontairement basique, mais il permet de comprendre la logique de presque toutes les automatisations.

Non vérifié pour votre interface exacte : les menus et libellés Make peuvent évoluer. Les étapes ci-dessous expliquent la méthode générale. Si un bouton change de nom, gardez la logique : déclencheur → action → test → activation.

À retenir

  • Un scénario Make est une suite d’étapes visuelles.
  • Le premier module sert souvent de déclencheur.
  • Le deuxième module réalise l’action attendue.
  • Avant d’activer, il faut tester avec de fausses données.
  • Pour débuter, choisissez une automatisation simple et sans risque.

L’objectif de cette première automatisation

Nous allons construire un scénario très simple :

Quand une nouvelle ligne est ajoutée dans Google Sheets → Make envoie un email avec les informations de cette ligne.

Cet exemple peut servir dans beaucoup de situations professionnelles :

  • un nouveau prospect est ajouté dans un tableau ;
  • une demande client arrive depuis un formulaire ;
  • une tâche est ajoutée dans une liste ;
  • une information doit être transmise par email ;
  • un suivi doit être notifié automatiquement.

L’idée n’est pas encore de créer une automatisation complexe. L’idée est de comprendre le principe.

Avant de commencer : ce qu’il vous faut

Pour suivre cet exemple, il vous faut simplement :

  • un compte Google ;
  • un tableau Google Sheets ;
  • une adresse Gmail ou une adresse email connectable ;
  • un compte Make ;
  • 15 à 30 minutes pour tester tranquillement.

Conseil débutant

Ne commencez pas avec de vraies données clients. Créez un tableau de test avec un faux nom, un faux email et une fausse demande. Cela vous permettra d’apprendre sans stress.

Étape 1 — Préparer un tableau Google Sheets simple

Avant d’aller dans Make, commencez par créer un tableau propre. C’est une étape importante. Une automatisation fonctionne mieux quand les données sont bien rangées.

Créez un Google Sheets avec une première ligne de titres. Par exemple :

  • Prénom
  • Email
  • Type de demande
  • Message
  • Statut

Ensuite, ajoutez une ligne de test :

Prénom : Marie
Email : votre-email-de-test@example.com
Type de demande : Information
Message : Je souhaite recevoir plus d’informations sur vos services.
Statut : À traiter
Important : utilisez une adresse email de test que vous contrôlez. Ne mettez pas l’adresse d’un vrai client pour votre premier essai.

Étape 2 — Créer un nouveau scénario dans Make

Dans Make, une automatisation s’appelle souvent un scénario. Un scénario est une suite d’étapes reliées entre elles.

Pour créer votre premier scénario, l’idée générale est la suivante :

  1. Ouvrir Make.
  2. Créer un nouveau scénario.
  3. Ajouter un premier module.
  4. Choisir l’application Google Sheets.
  5. Choisir un déclencheur lié aux nouvelles lignes.

Le vocabulaire exact peut varier selon l’interface, mais cherchez la logique suivante : Make doit surveiller votre tableau et repérer quand une nouvelle ligne apparaît.

Ce que vous êtes en train de dire à Make

“Surveille ce tableau. Dès qu’une nouvelle ligne apparaît, récupère les informations de cette ligne.”

Étape 3 — Connecter Google Sheets

Make va vous demander de connecter votre compte Google. Cette étape permet à Make de lire le tableau que vous avez choisi.

Prenez le temps de vérifier :

  • que vous connectez le bon compte Google ;
  • que vous choisissez le bon fichier Google Sheets ;
  • que vous choisissez le bon onglet du fichier ;
  • que les colonnes sont bien reconnues.

Si Make vous demande quel tableau surveiller, sélectionnez votre fichier de test.

Pourquoi cette étape est importante

Si le mauvais fichier est sélectionné, Make ne regardera pas les bonnes données. C’est une erreur fréquente chez les débutants : le scénario est bien construit, mais il surveille le mauvais tableau ou le mauvais onglet.

Étape 4 — Ajouter l’action Gmail

Maintenant que Make sait récupérer une nouvelle ligne, il faut lui dire quoi faire avec cette information.

Dans notre exemple, l’action sera : envoyer un email.

  1. Ajoutez un deuxième module.
  2. Choisissez Gmail ou l’application email disponible.
  3. Choisissez l’action d’envoi d’email.
  4. Connectez votre compte email si nécessaire.
  5. Préparez le contenu du message.

Ce que vous êtes en train de dire à Make

“Quand tu récupères une nouvelle ligne dans mon tableau, envoie un email contenant les informations de cette ligne.”

Étape 5 — Insérer les données du tableau dans l’email

C’est ici que Make devient intéressant. Vous pouvez reprendre les informations de Google Sheets dans votre email.

Par exemple, dans le corps du message, vous pouvez écrire :

Bonjour,

Une nouvelle demande vient d’arriver.

Prénom : [Prénom]
Email : [Email]
Type de demande : [Type de demande]
Message : [Message]

Pensez à traiter cette demande rapidement.

Les éléments entre crochets correspondent aux données récupérées dans Google Sheets. Dans Make, vous devrez sélectionner les champs proposés par le premier module pour les placer dans l’email.

Déduction / non vérifié selon votre interface : dans Make, cette étape est souvent appelée “mapping” ou sélection de variables. L’idée est simplement de reprendre une information d’une étape précédente pour l’utiliser dans l’étape suivante.

Étape 6 — Tester le scénario

Avant d’activer quoi que ce soit, testez. C’est une règle importante.

Le test sert à vérifier que :

  • Make lit bien la nouvelle ligne du tableau ;
  • les bonnes colonnes sont récupérées ;
  • l’email part au bon destinataire ;
  • le contenu de l’email est lisible ;
  • aucune donnée ne manque.

Faites un test avec une fausse ligne. Si l’email reçu est correct, vous pouvez passer à l’étape suivante.

Erreur fréquente

Ne testez pas directement sur un vrai client. Un scénario mal réglé peut envoyer un email incomplet, au mauvais destinataire ou avec un message de test. Commencez toujours avec de fausses données.

Étape 7 — Activer l’automatisation

Une fois le test réussi, vous pouvez activer le scénario. Cela signifie que Make pourra exécuter l’automatisation selon la fréquence ou la règle prévue.

Pour une première automatisation, surveillez le comportement pendant quelques jours. Vérifiez que tout fonctionne comme prévu.

Ce qu’il faut surveiller

  • Les emails partent-ils bien ?
  • Les informations sont-elles correctes ?
  • Les lignes du tableau sont-elles bien prises en compte ?
  • Y a-t-il des doublons ?
  • Le message reste-t-il clair pour vous ?

Étape 8 — Améliorer sans compliquer

Une fois que le scénario fonctionne, vous pouvez l’améliorer progressivement. Mais attention : n’ajoutez pas trop d’étapes trop vite.

Voici des améliorations simples :

  • envoyer l’email uniquement si le statut est “À traiter” ;
  • envoyer une notification différente selon le type de demande ;
  • créer un rappel dans Google Agenda ;
  • ajouter une colonne “date de traitement” ;
  • préparer un brouillon de réponse au lieu d’envoyer directement au client.

La bonne progression

Première version : une ligne arrive, un email part.
Deuxième version : l’email change selon le type de demande.
Troisième version : une tâche ou un rappel est ajouté.
Version avancée : l’IA peut préparer un brouillon à valider.

À quoi peut servir ce scénario dans une vraie entreprise ?

Ce scénario simple peut être adapté à beaucoup de situations.

Pour un artisan

Un client remplit un formulaire de demande. Les informations arrivent dans Google Sheets. L’artisan reçoit un email clair avec les détails à traiter.

Pour un freelance

Un prospect remplit un formulaire de contact. Le freelance reçoit une notification avec le besoin du client et peut répondre plus vite.

Pour une petite entreprise

Une demande interne est ajoutée dans un tableau. Le responsable concerné reçoit automatiquement une alerte.

Pour une activité de service

Une nouvelle demande de rendez-vous est enregistrée, puis un email interne prévient qu’il faut rappeler le client.

Les erreurs à éviter quand on débute avec Make

Make est visuel, mais cela ne veut pas dire qu’il faut créer des scénarios compliqués dès le départ.

  • Créer un scénario trop long pour un premier essai.
  • Utiliser de vraies données clients pendant les tests.
  • Oublier de vérifier le destinataire de l’email.
  • Ne pas nommer clairement son scénario.
  • Ne pas documenter ce que le scénario doit faire.
  • Automatiser un envoi client sans validation.
Conseil simple : donnez un nom clair à votre scénario. Exemple : “Test — Nouvelle ligne Sheets vers email interne”. Cela vous évitera de vous perdre plus tard.

Checklist avant d’activer votre scénario

1
Le tableau est propre

Les colonnes sont claires et les données de test sont compréhensibles.

2
Le déclencheur fonctionne

Make repère bien une nouvelle ligne ou une nouvelle donnée.

3
L’email est correct

Le destinataire, l’objet et le contenu sont vérifiés.

4
Le scénario a été testé

Vous avez réalisé au moins un test avec de fausses données.

Et après ?

Maintenant que vous avez compris la logique de Make, vous pouvez créer des automatisations plus utiles :

Ces articles permettront d’avancer progressivement, sans coder et sans chercher à tout automatiser en une seule fois.

Conclusion : votre premier scénario Make doit rester simple

Une première automatisation Make n’a pas besoin d’être impressionnante. Elle doit surtout être claire, utile et facile à tester.

Le scénario “Google Sheets vers email” est un très bon premier exercice. Il permet de comprendre la logique essentielle : une information arrive, Make la récupère, puis déclenche une action.

Une fois cette logique comprise, vous pourrez créer des scénarios plus avancés : suivi client, relance, rappel, brouillon de devis, notification interne ou préparation de réponse.

Prochaine étape

Créez un tableau de test, ajoutez une fausse ligne, puis construisez votre premier scénario. Ne cherchez pas la perfection : cherchez d’abord à comprendre le mécanisme.

FAQ — Make automatisation débutant

Faut-il savoir coder pour utiliser Make ?

Pour créer des automatisations simples, non. Make permet de construire des scénarios visuellement. Certaines automatisations avancées peuvent demander plus de logique, mais un débutant peut commencer sans code.

Quel scénario Make faire en premier ?

Un bon premier scénario consiste à récupérer une nouvelle ligne Google Sheets et à envoyer une notification email. C’est simple, utile et facile à tester.

Est-ce que Make peut envoyer des emails automatiquement ?

Oui, Make peut déclencher l’envoi d’emails via des modules connectés. Pour débuter, il est préférable d’envoyer d’abord des emails internes ou de test.

Peut-on connecter Google Sheets et Gmail dans Make ?

Oui, Make propose des intégrations avec de nombreuses applications, dont les outils Google. Il faut connecter les comptes et vérifier les autorisations demandées.

Quelle est l’erreur la plus fréquente avec Make ?

L’erreur la plus fréquente est de vouloir créer un scénario trop complexe dès le départ. Il vaut mieux commencer avec deux modules simples : un déclencheur et une action.

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