Automatiser une relance client simple avec Make
Un guide de A à Z pour préparer une relance client avec Google Sheets, Make et Gmail, sans coder, tout en gardant une validation humaine avant l’envoi.
La relance client est une tâche simple, mais souvent oubliée. Un devis a été envoyé, une demande est restée sans réponse, un prospect devait rappeler, puis les jours passent. Résultat : l’opportunité se perd alors qu’une relance courte aurait parfois suffi.
Dans ce guide, nous allons voir comment automatiser une relance client simple avec Make. L’objectif n’est pas d’envoyer des messages agressifs ou automatiques sans contrôle. L’objectif est de préparer une relance au bon moment, puis de garder une validation humaine avant l’envoi.
À retenir
- Une relance client doit rester simple, polie et utile.
- Google Sheets sert à suivre les demandes et dates de relance.
- Make peut repérer les lignes à relancer et préparer une action.
- Gmail peut servir à envoyer un email interne, un brouillon ou une relance.
- Pour débuter, il vaut mieux préparer la relance plutôt que l’envoyer sans relecture.
L’objectif de cette automatisation
Le scénario que nous allons imaginer est simple :
Cette logique vous aide à ne pas oublier les relances importantes. Elle ne force pas l’envoi au client sans contrôle.
Pour une première version, le plus prudent est de créer un email interne ou un brouillon, pas un envoi direct au client.
Pour qui cette relance automatisée est utile ?
Cette automatisation peut servir à beaucoup de professionnels.
- Un artisan qui attend une réponse après un devis.
- Un freelance qui a envoyé une proposition commerciale.
- Un consultant qui veut recontacter un prospect.
- Un formateur qui doit relancer une demande de programme.
- Une petite entreprise qui suit des demandes entrantes.
- Un prestataire qui veut éviter de perdre des opportunités.
Exemple simple
Vous envoyez un devis le lundi. Dans votre tableau, vous indiquez une date de relance le vendredi. Le vendredi, Make vous signale qu’une relance est à préparer.
Pourquoi ne pas tout envoyer automatiquement ?
Une relance client touche à la relation commerciale. Elle doit rester adaptée au contexte.
Une relance automatique mal réglée peut être trop rapide, trop insistante, envoyée au mauvais moment ou envoyée alors que le client a déjà répondu par un autre canal.
Principe recommandé
Pour débuter, automatisez le rappel ou la préparation du message. Gardez l’envoi final sous contrôle humain.
Cette approche est plus rassurante : Make vous aide à ne rien oublier, mais vous restez responsable du message envoyé.
Les outils nécessaires
Pour cette automatisation, nous allons utiliser trois outils.
Google Sheets
Google Sheets sert de tableau de suivi. Il contient les demandes clients, les statuts, les dates de relance et les prochaines actions.
Make
Make sert à repérer les lignes qui doivent être relancées et à déclencher une action.
Gmail
Gmail sert à préparer ou envoyer un email. Pour un premier scénario, l’option la plus prudente consiste à recevoir un email interne de rappel ou à préparer un brouillon.
Étape 1 — Préparer le tableau Google Sheets
Avant d’aller dans Make, commencez par créer un tableau propre. C’est la base de l’automatisation.
Votre tableau peut contenir ces colonnes :
- Date de demande
- Nom client
- Email client
- Type de demande
- Statut
- Date de relance
- Message de relance
- Relance préparée ?
- Commentaire interne
La colonne “Date de relance” est essentielle. C’est elle qui permet de savoir quand une relance doit être préparée.
Exemple de ligne
Nom client : Marie Dupont
Email client : marie@test.fr
Type de demande : Devis
Statut : Relance à faire
Date de relance : 19/05/2026
Message de relance : Relancer doucement sur le devis envoyé
Relance préparée ? : Non
Étape 2 — Définir les bons statuts
Les statuts permettent à Make de comprendre quelles lignes regarder.
Pour débuter, utilisez des statuts simples :
- À traiter
- Réponse envoyée
- Devis envoyé
- Relance à faire
- Relance préparée
- Terminé
- Perdu
Conseil
Utilisez toujours les mêmes mots dans la colonne “Statut”. Une liste déroulante dans Google Sheets peut aider à éviter les variantes.
Étape 3 — Préparer un message de relance simple
Avant de créer le scénario Make, préparez un modèle de relance. Ce modèle doit être court, poli et non insistant.
Exemple de relance douce
Bonjour [Prénom],
Je me permets de revenir vers vous concernant votre demande.
Avez-vous eu le temps de regarder les éléments transmis ? Je reste disponible si vous avez besoin d’une précision ou d’un complément d’information.
Bien cordialement,
Ce message ne force pas le client. Il ouvre simplement la discussion.
Étape 4 — Créer le scénario dans Make
Dans Make, créez un nouveau scénario. La logique générale sera :
Condition : le statut est “Relance à faire”.
Action : Make prépare un email ou vous envoie un rappel.
Selon votre niveau, vous pouvez faire une version très simple : Make regarde les lignes du tableau et vous envoie un email interne pour chaque relance à faire.
Pour débuter, cette version est plus prudente qu’un envoi direct au client.
Étape 5 — Connecter Google Sheets
Le premier module Make doit se connecter à votre Google Sheets. Il doit récupérer les lignes du tableau.
Vérifiez :
- le bon compte Google ;
- le bon fichier Sheets ;
- le bon onglet ;
- les bonnes colonnes ;
- la présence du statut et de la date de relance.
Erreur fréquente
Le scénario semble correct, mais Make regarde le mauvais fichier ou le mauvais onglet. Vérifiez toujours le tableau sélectionné.
Étape 6 — Filtrer les lignes à relancer
Il ne faut pas relancer toutes les lignes. Le scénario doit repérer seulement celles qui ont besoin d’une relance.
La logique de filtrage peut être :
- Statut = Relance à faire
- Date de relance = aujourd’hui ou avant aujourd’hui
- Relance préparée ? = Non
Si le statut est “Relance à faire” et que la date de relance est atteinte, alors Make prépare une action.
Cette étape évite de relancer trop tôt ou de préparer plusieurs fois la même relance.
Étape 7 — Choisir l’action : rappel interne ou brouillon ?
Vous avez deux options simples.
Option 1 — Email interne de rappel
Make vous envoie un email à vous, pour vous dire qu’une relance est à faire.
Une relance est à faire pour : [Nom client]
Email : [Email client]
Type de demande : [Type de demande]
Message prévu : [Message de relance]
Merci de vérifier le dossier avant d’envoyer la relance.
C’est l’option la plus simple et la plus prudente.
Option 2 — Brouillon Gmail
Make peut préparer un brouillon dans Gmail si le module utilisé le permet dans votre configuration. Vous relisez ensuite le brouillon avant de l’envoyer.
C’est plus avancé, mais très utile : vous gagnez du temps sans envoyer automatiquement.
Option recommandée pour débuter
Commencez par l’email interne de rappel. Quand vous êtes à l’aise, passez au brouillon Gmail.
Étape 8 — Préparer le contenu du message
Dans Make, vous pouvez reprendre les données de Google Sheets pour composer le message.
Par exemple :
- Nom client
- Email client
- Type de demande
- Date de relance
- Message de relance
Pour un email interne, vous pouvez écrire :
Une relance client est à préparer aujourd’hui.
Client : [Nom client]
Email : [Email client]
Demande : [Type de demande]
Message prévu : [Message de relance]
Vérifiez le contexte avant d’envoyer la relance.
L’objectif est d’avoir toutes les informations utiles au même endroit.
Étape 9 — Mettre à jour le tableau après préparation
Après la préparation de la relance, il est utile de mettre à jour le tableau.
Par exemple, Make peut changer une colonne :
- Relance préparée ? = Oui
- Statut = Relance préparée
Cela permet d’éviter de préparer plusieurs fois la même relance.
Étape 10 — Tester avec de fausses données
Avant d’activer le scénario, créez deux ou trois fausses lignes dans votre tableau.
Exemple :
Email : votre adresse email de test
Statut : Relance à faire
Date de relance : aujourd’hui
Relance préparée ? : Non
Vérifiez ensuite :
- Make repère bien la ligne ;
- le filtre fonctionne ;
- l’email interne arrive ;
- le message contient les bonnes informations ;
- le tableau est bien mis à jour ;
- aucun email ne part à un vrai client pendant le test.
Point de sécurité
Pour les premiers tests, utilisez votre propre adresse email dans la colonne client. Vous contrôlez ainsi tous les messages envoyés.
Résumé du scénario simple
Voici la version débutante du scénario :
2. Make repère les lignes avec “Relance à faire”.
3. Make vérifie que la date de relance est atteinte.
4. Make vous envoie un email interne de rappel.
5. Vous relisez le contexte.
6. Vous envoyez vous-même la relance au client.
Cette version est simple, utile et maîtrisée.
Modèles de relance client
Voici quelques modèles courts à adapter.
Modèle 1 — Relance après devis
Bonjour [Prénom],
Je me permets de revenir vers vous concernant le devis transmis.
Avez-vous eu le temps d’en prendre connaissance ? Je reste disponible si vous avez une question ou besoin d’une précision.
Bien cordialement,
Modèle 2 — Relance après demande d’information
Bonjour [Prénom],
Je reviens vers vous au sujet de votre demande.
Souhaitez-vous que nous échangions sur les prochaines étapes ou avez-vous besoin d’un complément d’information ?
Bien cordialement,
Modèle 3 — Relance douce après absence de réponse
Bonjour [Prénom],
Je me permets de reprendre contact avec vous concernant notre précédent échange.
Je reste disponible si le sujet est toujours d’actualité ou si vous souhaitez en discuter plus tard.
Bien cordialement,
Améliorations possibles plus tard
Quand la version simple fonctionne, vous pouvez améliorer progressivement.
- Créer un brouillon Gmail au lieu d’un email interne.
- Préparer un message différent selon le type de demande.
- Ajouter une relance à J+3, J+7 ou J+14 selon le contexte.
- Créer un rappel dans Google Agenda.
- Ajouter un libellé Gmail “Relance à envoyer”.
- Connecter un outil CRM si votre volume de demandes augmente.
Progression recommandée
Version 1 : rappel interne.
Version 2 : brouillon Gmail.
Version 3 : mise à jour automatique du statut.
Version 4 : relance adaptée selon le type de demande.
Les erreurs à éviter
Voici les erreurs fréquentes avec les relances automatisées :
- Envoyer une relance trop vite.
- Envoyer une relance alors que le client a déjà répondu.
- Relancer avec un ton trop pressant.
- Oublier de tester avec de fausses données.
- Ne pas mettre à jour le tableau après la relance.
- Créer un scénario trop complexe dès le départ.
- Envoyer directement au client sans relecture dans une première version.
Checklist avant d’activer le scénario
Les colonnes statut, date de relance et email client sont bien présentes.
Le scénario repère seulement les lignes “Relance à faire”.
La relance est courte, polie et non insistante.
Vous avez testé avec votre propre adresse avant toute utilisation réelle.
Et après ?
Une fois cette relance simple en place, vous pouvez continuer avec d’autres automatisations utiles :
- Créer un rappel automatique avec Gmail, Google Agenda et Make
- Automatiser un brouillon de devis : méthode simple pour débutants
- Automatiser le suivi des demandes clients avec Google Sheets
- Checklist avant d’automatiser une tâche
Conclusion : automatiser la relance, pas la relation
Une relance client peut être automatisée intelligemment, à condition de garder le bon niveau de contrôle. Make peut vous aider à repérer les relances à préparer, à envoyer un rappel interne ou à créer un brouillon.
Mais la relation client reste humaine. Le contexte, le ton, le moment et la pertinence du message doivent être vérifiés avant l’envoi.
Prochaine étape
Créez un tableau de test avec trois fausses demandes. Ajoutez une date de relance, un statut “Relance à faire”, puis construisez un scénario Make qui vous envoie un email interne de rappel.
FAQ — Relance client avec Make
Peut-on automatiser une relance client avec Make ?
Oui, Make peut aider à repérer une ligne dans un tableau, préparer une action et envoyer un rappel ou un message. Pour débuter, une validation humaine reste recommandée avant l’envoi au client.
Faut-il envoyer automatiquement la relance au client ?
Pour une première version, il vaut mieux préparer un email interne ou un brouillon. Vous gardez ainsi le contrôle sur le contexte et le ton.
Quel outil utiliser pour suivre les relances ?
Google Sheets suffit pour commencer. Il permet de suivre les statuts, les dates de relance, les commentaires et les prochaines actions.
Quel message de relance utiliser ?
Un message court, poli et ouvert. Il doit reprendre contact sans pression et proposer une précision ou un échange si besoin.
Quelle est l’erreur principale à éviter ?
L’erreur principale est d’envoyer automatiquement une relance sans vérifier si le client a déjà répondu ou si le contexte a changé.